Saranda, la ville à l’extrémité sud de l’Albanie

Saranda, l’un des centres touristiques préféré, est une petite ville, sous forme de fer à cheval, située au pied de la montagne portant le même nom. L’appellation actuelle de la ville est liée à un monastère chrétien ancien, le monastère de 40 saints (Santi Quaranta). Située en face des eaux de la mer Ionienne et de l’île grecque de Corfou, Saranda a un climat méditerranéen typique. Elle compte 2900 heures ensoleillées par an. Saranda a 31.000 habitant, mais pendant la saison estivale, ce chiffre double. Le port de Saranda était connu dans l’antiquité sous l’appellation d’Onhezmi, l’ancien port de Finiq. Ce port relie la ville à divers ports étrangers. Les plages à fréquenter sont partout, dans la ville et en dehors, comme à Kokome, Bunec, Ksamil. Des barques offrent leur service dans les plus beaux centres sur la côte.

Une visite dans la forteresse de Lekurs est très intéressante. Située au sommet d’une colline à 2km de la ville, la forteresse est construite au cours des 14-15 siècles. De là, on peut contempler un panorama qui s’étend jusqu’à 60km. Voyageant vers le sud de Saranda, on arrive à Ksamil, une perle de la nature, au milieu des plantations d’agrumes et d’oliviers. Des îlots situés tout près de la côte peuvent être joints facilement à la nage. Poursuivant le voyage vers le sud, dans un terrain rocheux, on arrive à Butrinti, l’un des centres archéologiques les anciens et les plus riches du pays. La ville antique de Butrinti est habitée pour la première fois par les Illyriens, ancêtres des Albanais. Elle doit son nom au taureau ‘Buthrotos’ que le prince de Troie, Enée a sacrifié là, sur son chemin vers le Temple Dodone. Un centre fortifié a existé dans cet endroit dès le I siècle avant J.C. A l’an 50 av. J.C. Butrinti est devenue une colonie romaine. Les fouilles archéologiques ont commencé en 1928 par l’archéologue italien, Ugolini. Elles été ont poursuivies par des archéologues russes et albanais.

Des expéditions mixtes continuent à faire des fouilles au-delà du canal de Vivar, là ou Ali Pacha de Tepelena, dominant du Pachalik de Ioannina, avait fait construire une forteresse qui est ouverte aux visiteurs. Les ouvrages archéologiques les plus importants à visiter à Butrinti sont le théâtre, le temple d’Esculape, le baptistère, les mosaïques, les remparts et les portes antiques de la ville. Dans l’orchestre de forme de demi-cercle du théâtre se trouve l’autel de Dionysos.

La scène est décorée de sculptures, parmi lesquelles une sculpture d’Apollon, connue sous le nom ‘Dea de Butrinti’. Les murs d’enceinte de la ville de Butrinti avaient 6 portes, dont trois sont conservées jusqu’à présent. Toute la ville de Butrinti constitue un grand parc national qui jouit de la protection de l’UNESCO. Toute l’histoire de cette ville antique est documentée dans un musée, situé sur une colline dominante. La source de ‘Syri i Kalter’ à 18km au nord-est de la ville de Saranda, constitue un autre centre touristique à visiter. Un panorama splendide, le contraste des eaux limpides, de la verdure et des ombres de chênes séculaires. Descendant le col de Muzina, on arrive au village de Jorgucat : à droite la route conduit au centre douanier de Kakavija, sur la frontière avec la Grèce, tandis qu’à gauche elle mène à Gjirokastër.

L.Thomaj