Synchroniser les politiques entre l’Albanie et le Kosovo, une opportunité pour sauver le tourisme cette année

Le tourisme est le secteur qui devrait souffrir le plus de la fermeture du pays due au coronavirus. Alors que la consommation intérieure devrait renaître avec la levée progressive des restrictions, il est presque impossible qu’il en soit de même avec l’entrée des étrangers dans le pays. Les voyagistes ont affirmé que les réservations avaient déjà été annulées non seulement pour avril et mai, mais aussi les réservations d’été. Cela se produit alors que le tourisme est à son apogée, avec l’afflux d’étrangers augmentant considérablement ces dernières années, encourageant de gros investissements dans la hausse de la capacité hôtelière. Ces investissements sont menacés, donnant un effet de chaîne à d’autres secteurs qui soutiennent directement ou indirectement le tourisme.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement, dans un récent rapport sur la résilience du pays à la pandémie de Covid-19, a constaté que l’économie de l’Albanie est la plus menacée par le tourisme, car elle absorbe 20% du produit intérieur brut.

Mais nous espérons que le tourisme fonctionnera cette année avec nos voisins, le Kosovo et la Macédoine. Les données de l’INSTAT montrent qu’environ 2,2 millions de citoyens sont entrés en Albanie depuis le Kosovo en 2019, soit 34% du total. De la Macédoine, qui se classe au deuxième rang, venaient 750 000 citoyens (près de 12% du total). Ainsi, de ces deux pays viennent près de la moitié du nombre total de touristes dans le pays.

Une synchronisation des politiques de gestion des crises entre l’Albanie et le Kosovo (mais aussi la Macédoine du Nord) serait dans l’intérêt de l’Albanie, mais aussi du Kosovo et de la Macédoine. Le tourisme albanais survivrait certainement mieux en 2020.

Une ouverture synchronisée aurait un réel effet sur l’économie. Mais il ne faut pas oublier la première semaine de juillet. Nous devons désormais synchroniser, en termes d’accès au dépistage de la population, d’administration de la situation épidémiologique, mais aussi d’administration du système de santé et des ressources dont disposent les deux systèmes.

L’intérêt est commun: le tourisme est au centre de l’Albanie, tandis que le Kosovo a un marché agricole beaucoup plus organisé que le nôtre, mais aussi des produits qui peuvent se substituer aux importations, ce qui a rendu la crise plus difficile à réaliser.

Depuis de nombreuses années, l’Albanie et le Kosovo n’ont pas été en mesure de trouver un moyen commun de profiter mutuellement de leurs avantages concurrentiels. Des barrières visibles et invisibles ont entravé cette évolution, malgré les efforts des gouvernements dans les deux sens. Il est temps que les deux pays travaillent ensemble et réfléchissent ensemble.

L.Thomaj

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